Préserver la faune sauvage chez soi

Moineau domestique

Les lignes qui suivent donnent quelques trucs et astuces peu onéreux et simples à mettre en oeuvre chez soipour éviter que des animaux sauvages, parfois rares et protégés, ne meurent accidentellement ou ne soient trop facilement victimes des griffes d’un chat.
 

Côté maison

 
• Plusieurs centaines de milliers d’oiseaux meurent chaque année après avoir heurté une baie vitrée ou une véranda ! La pose de silhouettes anticollisions contribue à réduire ce type d’accident. Peu importe leur forme et leur couleur. L’important est qu’elles soient réparties uniformément pour être vues par les oiseaux en vol. On peut trouver ces silhouettes en vente dans le commerce ou les créer soi-même.

Évitez de faire des travaux de rénovation de votre toiture durant la période de reproduction (avril-juillet). Prenez soin de vérifier au préalable que des oiseaux ou des petits mammifères n’y ont pas trouvé refuge !

• Nombreux sont les passereaux, mais aussi les petits rapaces nocturnes, comme la Chevêche d’Athéna, qui tombent dans le conduit d’évacuation d’une hotte ou d’une cheminée et y périssent. Pour éviter cette mort atroce, demandez à un artisan de fixer une protection ad hoc.

• Le papier tue-mouches est une manière écologique de lutter contre les insectes volants. Cependant, il ne faut pas le disposer n’importe où, n’importe comment ! Heureusement, il est assez rare que des oiseaux (voire des chauves-souris) s’y prennent. C’est pour eux un piège mortel ! Il s’agit le plus souvent de passereaux. Parfois d’oiseaux bien plus gros, comme l’Effraie des clochers. Pour empêcher de tels accidents, insérez le papier tue-mouches dans une protection en grillage.
 

Côté jardin

 
Bien des personnes posent des nichoirs et des mangeoires. Rappelons que mal conçus ou mal posés, ils peuvent occasionner un taux de prédation élevé. À ce sujet, attention à votre chat (ou à celui du voisinage). En effet, diverses études suggèrent que le Chat domestique a un impact non négligeable sur la biodiversité. Surtout lorsqu’il retourne à l’état sauvage.

→ Pour protéger les nichées installées dans les arbres, il existe des dispositifs anti-chats à fixer autour du tronc, à environ 1,5 m du sol. Une simple tôle de 40 à 50 cm de hauteur peut suffire.

→ Concernant les mangeoires, préférez les modèles suspendus (ou sur pied). Si possible avec un plateau à bords surélevés, Cela évite que les graines ne tombent au sol où le risque de prédation est plus élevé.

• Abstenez-vous d’utiliser des produits phytosanitaires ! Entre autres, les granulés anti-limaces (ou escargots). Ces derniers peuvent être mortels pour le Hérisson d’Europe, mais aussi pour les grives et les merles qui s’empoisonnent à petit feu… Privilégiez la lutte biologique.

Pour ce qui est de l’entretien, ne taillez pas vos haies ou vos arbres au printemps. Cela vous évitera de détruire involontairement une nichée. Soyez très prudent aussi lorsque vous tondez votre pelouse, car les blessures infligées par les débroussailleuses et autres engins de coupe sont souvent mortelles.

Attention aussi aux filets de protection (pour les arbres fruitiers par exemple) : ils se transforment quelquefois en véritable piège !

• Autre menace, les piscines où il arrive que des petits mammifères, comme l’Écureuil roux ou le Hérisson d’Europe, se noient en voulant se désaltérer. Une astuce : faire installer par un professionnel, une ou deux rampes de sauvetage. Ces rampes flottantes sont percées de trous ce qui permet aux animaux de s’agripper pour sortir de l’eau.

 

 

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