Bilan global (1982-2017)

Plus de 13 000 animaux en détresse, appartenant à plus de 200 espèces – presque exclusivement des oiseaux – ont été consignés dans les registres d’entrée du centre de sauvegarde du Marais aux Oiseaux depuis sa création (1 125 en 2017). Cinq espèces constituent près du tiers des accueils, à savoir : l’Effraie des clochers qui cumule à elle seule plus de 1 000 entrées, le Faucon crécerelle, le Guillemot de Troïl, le Martinet noir et la Tourterelle turque.

Globalement, quatre causes d’accueil se démarquent très nettement des autres :

– un état d’affaiblissement général (un cas sur quatre) dont la raison est malheureusement souvent inconnue, faute d’analyses ou d’autopsies systématiques : les espèces qui vivent en haute mer comme le Guillemot de Troïl et le Fou de Bassan sont les premières concernées ;

– la découverte de jeunes oiseaux non volants (un cas sur quatre) : ce sont principalement des rapaces diurnes et nocturnes ainsi que des Martinets noirs ;

– les chocs contre un obstacle (un cas sur cinq) comme un filin ou une véranda : rapaces diurnes, mouettes et goélands, pigeons et tourterelles sont les plus nombreux ;

– la circulation routière (un cas sur dix) : ici comme ailleurs, les rapaces nocturnes, tout particulièrement l’Effraie des clochers, lui payent un bien lourd tribut.

Plusieurs semaines de soins et de rééducation sont parfois nécessaires – par exemple dans le cas d’une aile ou d’une patte brisée – pour qu’un animal puisse être relâché. Plus de la moitié des animaux pris en charge par le centre de sauvegarde retrouvent la liberté (morts à l’accueil exclus).

Malgré les soins prodigués, il arrive que des animaux restent handicapés (fracture mal consolidée créant un déséquilibre…), mais peuvent vivre décemment : ils sont alors transférés dans le parc de découverte en compagnie de congénères.

Retour à la liberté de Guillemots de Troïl

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